Archive pour mai 2014

Conférence-débat : 11 juin 2014 à 19h00 à 1348 Louvain-la-Neuve

Mercredi 28 mai 2014

Le socialisme du 21e siècle : personnaliste et anticapitaliste, réformiste et révolutionnaire ?

Conférence-débat

Mercredi 11 juin 2014 Ă  19h00
Théâtre Blocry, place de l’Hocaille
1348 Louvain-la-Neuve

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Le socialisme du 21e siècle : personnaliste et anticapitaliste, réformiste et révolutionnaire ?

Mercredi 28 mai 2014

jaures_11_06_2014Le socialisme du 21e siècle : personnaliste et anticapitaliste, réformiste et révolutionnaire ?

Mercredi 11 juin 2014 Ă  19h00

Théâtre Blocry, place de l’Hocaille
1348 Louvain-la-Neuve
Conférence-débat

Jaurès, personnaliste et socialiste !
par Roger Benjamin
Docteur ès Lettres (France)

P.A.F. 7,50 € (repas thaï compris - hors boissons)

Cercle Condorcet du Brabant wallon
Forum Civique
UCL Créatopia

Un prophète socialiste
« Ce qui reste vrai, à travers toutes nos misères, à travers toutes les injustices commises ou subies, c’est qu’il faut faire un large crédit à la nature humaine ; c’est qu’on se condamne soi-même à ne pas comprendre l’humanité, si on n’a pas le sens de sa grandeur et le pressentiment des destinées incomparables. »

« Cette confiance n’est ni sotte, ni aveugle, ni frivole. Elle n’ignore pas les vices, les crimes, les erreurs, les préjugés, les égoïsmes de tout ordre, égoïsme des individus, égoïsme des partis, égoïsme des classes, qui appesantissent la marche de l’homme, et absorbent souvent le cours du fleuve en un tourbillon trouble et sanglant. Elle sait que les forces bonnes, les forces de sagesse, de lumière, de justice, ne peuvent se passer du secours du temps, et que la nuit de la servitude et de l’ignorance n’est pas dissipée par une illumination Supplément Philosophie Magazine soudaine et totale, mais atténuée seulement par n°57 Préface de Paul Magnette une lente série d’aurores incertaines. »

« Oui, les hommes qui ont confiance en l’homme savent cela. Ils sont résignés d’avance à ne voir qu’une réalisation incomplète de leur vaste idéal, qui lui-même sera dépassé ; ou plutôt ils se félicitent que toutes les possibilités humaines ne se manifestent point dans les limites étroites de leur vie. Ils sont pleins d’une sympathie déférente et douloureuse pour ceux qui ayant été brutalisés par l’expérience immédiate ont conçus des pensées amères, pour ceux dont la vie a coïncidé avec des époques de servitude, d’abaissement et de réaction, et qui, sous le noir nuage immobile, ont pu croire que le jour ne se lèverait plus. Mais eux-mêmes se gardent bien d’inscrire définitivement au passif de l’humanité qui dure les mécomptes des générations qui passent. Et ils affirment, avec une certitude qui ne fléchit pas, qu’il vaut la peine de penser et d’agir, que l’effort humain vers la clarté et le droit n’est jamais perdu. L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir. »

Jaurès, Discours à la jeunesse, 31 juillet 1903

Le socialisme du 21e siècle : personnaliste et anticapitaliste, réformiste et révolutionnaire ?

Mercredi 28 mai 2014

Le socialisme du 21e siècle : personnaliste et anticapitaliste, réformiste et révolutionnaire ?

Mercredi 11 juin 2014 Ă  19h00
Théâtre Blocry, place de l’Hocaille
1348 Louvain-la-Neuve

Conférence-débat

Jaurès, personnaliste et socialiste !

par Roger Benjamin
Docteur ès Lettres (France)

P.A.F. 7,50 € (repas thaï compris - hors boissons)

Cercle Condorcet du Brabant Wallon
Forum Civique
UCL Créatopia

Un prophète socialiste
« Ce qui reste vrai, à travers toutes nos misères, à travers toutes les injustices commises ou subies, c’est qu’il faut faire un large crédit à la nature humaine ; c’est qu’on se condamne soi-même à ne pas comprendre l’humanité, si on n’a pas le sens de sa grandeur et le pressentiment des destinées incomparables. »

« Cette confiance n’est ni sotte, ni aveugle, ni frivole. Elle n’ignore pas les vices, les crimes, les erreurs, les préjugés, les égoïsmes de tout ordre, égoïsme des individus, égoïsme des partis, égoïsme des classes, qui appesantissent la marche de l’homme, et absorbent souvent le cours du fleuve en un tourbillon trouble et sanglant. Elle sait que les forces bonnes, les forces de sagesse, de lumière, de justice, ne peuvent se passer du secours du temps, et que la nuit de la servitude et de l’ignorance n’est pas dissipée par une illumination Supplément Philosophie Magazine soudaine et totale, mais atténuée seulement par n°57 Préface de Paul Magnette une lente série d’aurores incertaines. »
« Oui, les hommes qui ont confiance en l’homme savent cela. Ils sont résignés d’avance à ne voir qu’une réalisation incomplète de leur vaste idéal, qui lui-même sera dépassé ; ou plutôt ils se félicitent que toutes les possibilités humaines ne se manifestent point dans les limites étroites de leur vie. Ils sont pleins d’une sympathie déférente et douloureuse pour ceux qui ayant été brutalisés par l’expérience immédiate ont conçus des pensées amères, pour ceux dont la vie a coïncidé avec des époques de servitude, d’abaissement et de réaction, et qui, sous le noir nuage immobile, ont pu croire que le jour ne se lèverait plus. Mais eux-mêmes se gardent bien d’inscrire définitivement au passif de l’humanité qui dure les mécomptes des générations qui passent. Et ils affirment, avec une certitude qui ne fléchit pas, qu’il vaut la peine de penser et d’agir, que l’effort humain vers la clarté et le droit n’est jamais perdu. L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir. »

Jaurès, Discours à la jeunesse, 31 juillet 1903